. Je m'ennuyais. Voilà comment ça a commencé ....

. Je m'ennuyais. Voilà comment ça a commencé ....
Photographie - Aprelka

# Posté le dimanche 15 novembre 2009 11:47

Modifié le jeudi 03 décembre 2009 18:03

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E V G E N___B A V C A R
U n--p h o t o g r a p h e--a v e u g l e

_________________________Né en 1946 en Slovénie, Evgen Bavcar a perdu la vue
_________________________à l'âge'de 12 ans_suite à deux_accidents consécutifs.
_________________________Le_travail_"photographique_de_"Bavcarxenvisagexles
_________________________relations_'entre_vision,_cécité_etx"invisibilité :x«_Mon
_________________________propos_est_la_réunion_entre_les_'mondes_visibles_et
_________________________invisibles,'la photographie'me permettant'de pervertir
_________________________les'modes'de perception'parmi'ceux qui'voient'et'ceux
_________________________qui ne voient pas. »

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# Posté le lundi 30 novembre 2009 14:48

Modifié le vendredi 04 décembre 2009 06:34

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_____Aimer l'autre, ce n'est pas éprouver de _____l'attachement, de l'amitié, de l'amour ou autres _____fantaisies. Aimer l'autre, c'est accepter chez lui _____ce qui nous fait horreur chez les autres, juste _____parce qu'on le comprend mieux que personne. _____Aimer c'est ça : c'est transcender son "moi" _____intérieur, c'est passer de la conscience solitaire, _____unique, individuelle, à une conscience collective _____et partagée.

Voilà ,--c'est--cela--aimer

Texte - Partial

# Posté le jeudi 03 décembre 2009 19:03

Modifié le vendredi 04 décembre 2009 08:36

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# Posté le samedi 28 novembre 2009 13:03

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e bonheur des choses simples




Photographie - Emrerende

# Posté le vendredi 27 novembre 2009 11:03

Modifié le jeudi 03 décembre 2009 18:10

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Malheureusement, il s'avère que je suis quelqu'un d'extrèmement complexe qui répugne de plus en plus penser comme tout le monde et faire comme monsieur X et madame lambda. Je suis extravagante, grossière, baroque et excentrique. Aberrante et répugnante pour certain, simplement amusante et vivante pour d'autres. Plus je prend de l'âge, plus je me sens vieillir, plus je ressens hardiment cette phrase à la con que tout le monde balbutie à tout va sans vraiment savoir ce qu'elle veut dire, sans ressentir son fond de vérité : "Je suis comme je suis et je t'emmerde", et même plus : tu n'es pas mon genre, passe ton chemin, je t'aide même à m'oublier si tu le souhaite. Changer ? J'ai trop changé pour les caprices et les demandes d'autrui, maintenant à mon tour de décider du devenir de mon petit moi solitaire et frêle. Si j'ai été cette petite chose fragile qui se serait sentis désolé d'être triste pour de la trahison, j'ai appris que j'étais bien trop jeune pour m'encombrer d'êtres indifférents qui n'aiment simplement pas mon style de vie, de caractère et qui ne reconnaissent pas mes valeurs ; grand bien nous fasse à tous les deux, ai-je envie de dire. Si j'ai été autrefois cet être futile qui s'affairait à se remettre en question pour n'importe quelles agressions, j'ai compris qu'il y a une limite à vouloir plaire et être aimé. Après tout, ne suis-je pas quelqu'un, je veux dire un "moi" unique en son genre qui a fait du bien à plus d'un ? J'ai donné un peu de mon âme et un peu de ma vie à ceux que j'aime et si vous saviez tout ce que j'ai pus leur prendre. Je suis mon propre dealeur et je décide des doses de bonheur et de pleures qu'il faut m'attribuer. A force de me prendre des murs je finis par passer à travers et à devenir l'une des plus grandes solitaires de l'histoire humanitaire : je suis ma propre ½uvre d'art et j'aime penser cela, mes défauts font tout mon charme. Je me vante ? Essayez donc de faire de même mes amis, tentez pendant un rien de temps une cure de bon sentiments, il suffit d'entendre à tout va cette modestie gratuite que tout le monde s'accorde et qui, sincèrement inspire plus de pitié qu'autre chose. Je ne me vante pas non, je suis juste envers moi même et je me sens pousser de grandes ailes qui n'emmènent loin de mon auto-dérision et de mes complexes. J'avance à grandes enjambées et Dieu ce que ca fait du bien de se sentir si grande. Je ne repars pas de zéro non, je fais simplement du stop sur la grande autoroute du destin, finit les 4 voies, je monterais dans n'importe quelle voiture qui me proposera un long voyage et de belles aventures. Mon cerveau bouillonne d'idées qui se fracassent contre une imagination que je ne pensais pas avoir ! Si j'ai été autrefois, quelqu'un qui s'auto-critiquait tant, je suis aujourd'hui fidèle à moi-même et me dit simplement que la vie est trop courte pour se remettre sans cesse en question et se mettre des battons dans les roues. Maintenant je roule en carrosse et je maîtrise les virages à la perfection. Soyons réaliste une minute : si j'aime les autres c'est forcément que je m'aime un peu dans le fond, pourquoi alors ne pas tenter de m'aimer complètement si cela peut me permettre d'embrasser toute l'humanité ? Pourrions nous réellement aimer les autres si l'on ne s'aimait pas soi-même ? Assurément non. Surement que je recommencerais : "peut être suis-je trop comme ceci, ou trop comme cela, pas assez comme ci ou pas assez comme ça" ; j'écouterais les conseils et les reproches constructifs et non les idioties et les aberrances. Je prendrais ce que je jugerais grands, réfléchis, positif et qui m'aidera dans cette recherche du meilleur, je mettrais le reste au trou comme dans une fausse à purin. On est tous des victimes, je suis désolé, tu es désolé nous sommes tous désolé : l'intérêt commence là ou on met son orgueil de côté pour se dire que cette parcelle là de nous ne devrait pas exister. Ma religion c'est la justesse de mes opinions et le respect de ma personne. Ma religion m'ordonne de m'aimer et d'aimer les autres, de leur donner et de prendre ce qu'on m'offre. Fous toi le doigt dans l'½il jusqu'au coude et suis moi, je t'aimerais telle que tu te présentes à moi. Je ferais de tes pleures une aquarelle. Je m'appelle Juliette, j'ai 20 ans et ceci est ma perfection, je suis la Rousseau de mon temps, ma plume est mon épée, l'honnêteté est mon Dieu vivant. Abhorrez moi ou vénérez moi, ca ne me fait pas grand chose. Hello teacher what is my lesson ?



Le principe de toute société est de se rendre
justice à soi-même et aux autres. Si l'on doit
aimer son prochain comme soi-même, il est au
moins aussi juste de s'aimer comme son prochain.

___________________________________________________________Chamfort


Texte - Partial
Photographie - Mijnnaamis

# Posté le mercredi 25 novembre 2009 16:50

Modifié le vendredi 04 décembre 2009 17:44

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# Posté le samedi 28 novembre 2009 20:03

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"Dans la vie, il y a des personnages
que l'on ne connaît pas. C'est beaucoup
plus drôle que de parler de soi.
C'est aussi une façon intelligente
de tromper sa solitude et d'oublier
qu'il nous manque l'essentiel."

__________________________Françoise Sagan







PARLE MOI DE TOI








Photographie - ?

# Posté le lundi 16 novembre 2009 15:28

Modifié le samedi 28 novembre 2009 20:11

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Dieu n'a qu'une seule passion :
aimer et vouloir être aimé. Il ne
peut pas ne pas aimer, presque
comme si c'était une faiblesse,
alors que, bien sûr, c'est sa force.

______________________________________________Sören Kierkegaard


Le plus lourd fardeau,
c'est d'exister sans vivre.

________________________________'____________________ Victor Hugo


Le chef de gare prend un brusque hélent et souffle dans ce cinglant sifflet, indiquant ainsi le départ imminent du train. Tu jettes à une vitesse telle que mon cerveau psychotique ne la perçoit même pas, cette cigarette que tu avais à peine entamé et t'enfonce dans le monstre fumant qui t'arrache à moi en quelques instants. Pour qui sonne le glas ? Et puis c'est ce silence horrible qui se fracasse contre mon crane, là où le vide pourris depuis trop longtemps. Ce départ là était différent, assez différent pour que je me remette à écrire. Un départ de plus, un de trop, celui qui te questionne un peu trop : ou va t-on tous les deux comme ça ? Combien de semaines et d'années encore faudra t-il s'acharner contre ces distances qui t'éloignent de moi ? Le train démarre dans un fracas insupportable, dans une lenteur sadique, je crois que je vais tomber. Tout d'un coup les visages posés sur ces corps déambulant dans la gare me paraissent terrifiants ; les murs, les allées, les escalators, les stores éclairés ... tous deviennent titanesques et dévorants. Ils m'emportent, toujours un peu plus loin de toi. Cette semaine, comme avec 4 grammes dans les veines, comme une semaine à refaire le monde ; j'ai bus la tasse, place à la gueule de bois. Ce temps qui passe, comme une épouvantable prison dorée, l'or qu'on nous propose à petite dose, il me semble que la grande horloge qui surplombe la belle gare de Lyon tourne à l'envers. Le temps est un serial-killer qui se nourrit de nos chagrins, les mains pleine de sang. Mais moi en une semaine je peux tout refaire, un instant et la parcelle manquante d'un corps me rejoins, de nouveau libre du silence et de la solitude, "je suis seul au monde, ici-bas c'est chacun pour soit pour les pauvres et fiers solitaires comme moi". Toi et moi on sait refaire le monde en quelques secondes et le problème reste entier : quelques secondes, un temps indéfiniment court. Ton absence revêtit son grand manteaux, tissé de chagrin et d'amertume parce que oui, je t'en veux de vivre si loin, à toute angoisse il me faut bien un coupable. Et la vie redevient tout d'un coup ce citron que j'ai trop pressé, il me reste un zeste auquel j'essaye désespérément de redonner du gout. Comme des mikados, les rêves s'écroulent un à un pour se vautrer contre ce silence tortionnaire et barbare. En quelques années, j'ai dealé mon orgueil et ma méchanceté innée bon marché, j'avais abandonné les quelques défenses naturelles qui me dressaient contre le monde morose, le rose qu'on nous propose. "Montre jamais tes faiblesses et dans le pire reste fort ravale tes larmes car ta fierté reste au moins ta plus belle arme, donc je sais rire quand il le faut mais faut pas croire je craque dés qu'on m'tourne le dos". J'ai dit "oui" à la douleur et aux pleures et avouons que ce n'est que grâce à eux qu'on l'aime tant, la vie. Oui, grâce à toi je peux dire que je vis et non que j'existe comme tant d'autre. Nous sommes les évadés d'une prison doré, les évadés du monde miné, les évadés. "Je marche droit pour ne pas plier, d'ailleurs j'écris souvent pour ne pas crier".



Texte - Partial
Image - Joanneanne

# Posté le dimanche 15 novembre 2009 11:29

Modifié le vendredi 27 novembre 2009 20:21

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Le miracle de l'amour, ce n'est pas
d'aimer un homme ou une femme :
c'est de s'aimer soi-même juste assez
pour être capable d'aimer vraiment une
autre personne.

___________________________________________________Roger Fournier


Photographie - Steffa Zozokovich

# Posté le dimanche 15 novembre 2009 11:09

Modifié le vendredi 27 novembre 2009 10:52